Reviews
Noisy Town
Tout le monde connait Cult Of Luna et leur sombre univers torturé mais connaissez-vous Kehlvin ? Ce groupe suisse a de quoi faire trembler nos suédois avec cet album, croyez moi ! Doter d’une production de qualitée au son irréprochable accentuant l’ambiance du groupe, "The mountain daylight time" peut se hisser parmis les meilleurs album de ces six derniers mois (si si ! et non ils ne m’ont pas payé pour écrire ça) ! Avec un artwork pareil, aussi sobre et clair, qui donc pouvez s’imaginez une telle musique, de telles guitares et un chant comme celui ci. C’est profondément lourd et extrêmement sombre, d’où la lenteur et la longueur des compos (l’album dure plus qu’une heure pour dix morceaux). Les guitares sont étonnantes, lourdes à souhait et vous transportent à travers ses riffs tranchants. A l’instar de Cult of Luna, la musique de Kehlvin n’est pas de tout repos. C’est une avalanche d’un semblant de post-hardcore puissant et déroutant, rythmé par une basse qui se démarque bien et accentué par une batterie intelligente. En plus de l’obscurité qui pèse sur la musique, le chant guttural fait ressortir une rage qui semble le déchirer. On admireras l’évolution de chaque morceau, notamment "Frankenstein bis", souvent très long mais suffisament pour faire vibrer son auditeur. Parfois Kehlvin s’abat presque sur nous en nous balaçant quelques centaines de notes de musique lourdes et rapides ("Fat Freddy"), limite douloureuses.
Mais Kehlvin n’a rien d’un monstre des neiges et calme quelquefois la tempête à travers un chant mélodique ("How to lie with maps"), des samples captivants (toujours "How to lie with maps"), des guitares électriques virvoltantes ("John Lemon", "Red diesel revolver") et parfois même une musique étrangère (les presque dernières minutes de "Moksa"). Ils nous offriront même quelques courts passages franchement apaisants ("Band over" et "The mountain daylight time"). Et tout ça, ça fait parti du charme de l’univers Kehlvin, situé quelque part au sommet d’une montagne Suisse d’où résonnent leurs interminables sons assombrissants. Par contre faites attention avec la dernière piste "1 Cabeza/2 Brazos" qui en cache une autre, très forte et rock’n’roll, au bout d’une dizaine de minutes de silence, si on ne si attend pas, comme moi la première fois, ça effraie !
Tout ça risque de faire très mal en live. Un son très puissant, des guitares délicieusement lourdes et encombrantes, le tout entrecoupé par une petite part de sérénité, Kehlvin séduit, Kehlvin détruit, Kehlvin attire, Kehlvin désoriente, Kehlvin a tout pour se dresser une belle carrière et une admirable discographie. "The mountain daylight time" est disponible en France depuis le 15 juin 2006, qu’est-ce que vous attendez ?
Mais Kehlvin n’a rien d’un monstre des neiges et calme quelquefois la tempête à travers un chant mélodique ("How to lie with maps"), des samples captivants (toujours "How to lie with maps"), des guitares électriques virvoltantes ("John Lemon", "Red diesel revolver") et parfois même une musique étrangère (les presque dernières minutes de "Moksa"). Ils nous offriront même quelques courts passages franchement apaisants ("Band over" et "The mountain daylight time"). Et tout ça, ça fait parti du charme de l’univers Kehlvin, situé quelque part au sommet d’une montagne Suisse d’où résonnent leurs interminables sons assombrissants. Par contre faites attention avec la dernière piste "1 Cabeza/2 Brazos" qui en cache une autre, très forte et rock’n’roll, au bout d’une dizaine de minutes de silence, si on ne si attend pas, comme moi la première fois, ça effraie !
Tout ça risque de faire très mal en live. Un son très puissant, des guitares délicieusement lourdes et encombrantes, le tout entrecoupé par une petite part de sérénité, Kehlvin séduit, Kehlvin détruit, Kehlvin attire, Kehlvin désoriente, Kehlvin a tout pour se dresser une belle carrière et une admirable discographie. "The mountain daylight time" est disponible en France depuis le 15 juin 2006, qu’est-ce que vous attendez ?
[Jenny]
--Noisy Town - august 2006 - 7/10